Acta perdita (lost acts) of William Longsword, from Recueil des actes des ducs de Normandie de 911 à 1066, ed. Marie Fauroux, Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie 36 (Caen: Caron et Compagnie, 1961), 20-21.

(In the notes, numbers in bold refer to charters in the Fauroux Recueil.)

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4. (925-927 - 942) Guillaume Longue-Epée investit Saint-Denis du domaine de Berneval (7).

5. (925-927 - 942) Guillaume Longue-Epée donne à la cathédrale de Rouen Amfreville-les-Champs et Fretteville (8).

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6. (925-927 - 942) Guillaume Longue-Epée donne à la cathédrale de Rouen Londinières sur l'Eaulne, Clais et ses dépendances sur l'Andelle, Douville et de la Terre à Amfreville (9).

7. (930 env. - 942) Guillaume Longue-Epée, comte de Rouen, constitue un douaire à sa femme Leyarda dans le domaine de Longueville (10).

8. (933-942) Guillaume Longue-Epée donne à l'abbaye du Mont-Saint-Michel Moidrey, Charcey, Marigny, Curey, Forge, Soligny, Dameigné, Macey, Les Challiers, Peleton, la moitié de Cormeray, Vergoncey, La Meigné, Saint-Jean-le-Thomas et Le Mesnil-Ranger dans le val du château de Mortain (11).

NOTES

(7) Charte de Richard Ier de 968 portant restitution de la poesté de Berneval à Saint-Denis (voir l'acte précédent et infra no 3). Les dates de cette libéralité sont celles du principat du second duc normand.

(8) Charte de Robert le Magnifique et de son oncle Robert, archevêque de Rouen (no 67) «Hec sunt igitur que privilegii nostri jure firmamus... Amfridivillam et Fredisvillam quas Willelmus comes dedit triumphatis hostibus victor rediens»; voir aussi Dom F. Pommeraye, Hist. cathédr. Rouen, p. 567. Cette libéralité est peut-être la même que celle qui est rapportée sous le numéro suivant.

(9) Notice fin Xe s. ou début XIe s. précédant une oraison pour les bienfaireurs de la cathédrale, transcrite dans le Cartulaire du XIIe s. de la cathédrale de Rouen, Bibl. Rouen, ms. 1193, fol. 31 ro, no 18. «Willelmus comes filius Rollonis dedit terram super Elnam fluvium Sancte Marie metropolitane ecclesie Rothomagensis, scilicet Nundinarias cum apendiciis suis, Cleitas iterum cum apendiciis suis super fluvium Andellam, Dotonis villam, et in campana desuper Anfridivillam». Une copie de cette notice se trouve à la Bibliothèque d'Evreux. (Bénet, Diplomatique des ducs de Normandie, t. I, fol. 23) deux autres à la Bibliothèque Nationale, (ms. lat. n. a. 1363, fol 35 vo et fol. 55 et ms. lat. n. a. 1975, fol. 7 vo).

(10) Convention d'échange de 1012 entre les abbayes de Bourgueil et de Jumièges, publiée infra no 14 bis «extitit nobilissimus come Vuillemus (sic) Rotomagensis civitate, qui uxorem habuit nomine Leyardam, cui dedit dotem in villa que vocatur Longavilla». Les dates limites de cette constitution de douaire sont les mêmes que celles du mariage de Guillaume Longue-Epée. Ce prince est né vers 912, il n'a pu se marier avant 930 environ, il est mort en 942. (Lair (j.), La vie et la mort de Guillaume Longue-Epée, duc de Normandie, Paris, 1893, in-fol.). Quant à Leyarda, elle épousa en secondes noces Thibaut le Tricheur et mourut le 14 novembre 985. (Lepinois et Merlet, Cartulaire de Notre-Dame de Chartres dans Soc. Archéologique d'Eure-et-Loir, Chartres, 1862-1865, 3 vol. in-8o, t. 1, p. 82, no 10). Le douaire de cette duchesse normande a été tout récemment étudié par M. L. Musset (Actes Inédits, III, pp. 27-30).

(11) Charte de Richard II de 1022-1026 (infra no 49): «Villulas quoque quas avus meus Willelmus in pago Abrincatino Sancto Michaelo tradidit, sed Robertus comes postea vi abstulit, reddo, qu his vocitantur nominibus: Maldrei, Carcei, Marrinnei, Curei, Forges, Solinnei, Dummanei, Macei, Scallei, Peleton, dimidium Cromeret, Verguncei, Mannei, Sancti Johannis iterum villam prope litus maris sitam, cum ecclesia et vineis et molendino et pratis et villam in valle castelli Moretoin qu dicitur Maisnilranger...» Ces donations ne peuvent être antérieures 933. En effet, cette année-là seulement, Guillaume Longue-Epée reçut de Charles le Simple le Cotentin et l'Avranchin.